ref. 17/CN/SES/160..   Les fonctions juridictionnelles, qu’il s’agisse des procédures pénales ou civiles ou de la protection de l’enfance, confrontent nécessairement à la personnalité des justiciables. Comme le précise monsieur Cyrulnik, doyen  du pôle  Environnement judiciaire de l’ENM, dans le bilan d’activité de l’ENM pour l’année 2010, « il est nécessaire qu’un magistrat comprenne le contexte affectif, familial et socioculturel dans lequel sa décision a été prise ou dans lequel la transgression de la loi a été effectuée. Plusieurs éléments peuvent l’aider. D’abord la connaissance des théories de l’attachement. En effet, beaucoup de personnes qui passent à l’acte ont des troubles de l’attachement. Or, ce dernier prend des formes étonnamment différentes selon les familles et selon les cultures… ». Cette session a pour objectif, à partir des travaux contemporains sur les théories de l’attachement, de mieux comprendre  les enjeux de la construction de la personnalité pendant la petite enfance et d’identifier l’influence des circonstances de cette construction tout au long de l’existence.

PEDAGOGIE

Une approche pluridisciplinaire s’impose pour aborder la thématique de cette session : les apports de la psychologie et de la psychiatrie essentiellement seront le support de la réflexion et des échanges.

A partir d’une meilleure prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant (champs des affaires familiales, maltraitances, carences éducatives et affectives, protection de l’enfance), seront abordées les capacités relationnelles et les vulnérabilités (sociales et affectives) de l’enfant.  Des travaux en sous-groupe sur des dossiers judiciaires permettront aux participants de confronter les connaissances acquises avec leur action professionnelle.

 

INSCRIPTION

formation@fnapte.fr